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Cabaret ? (Fiction)

 
 
 

Naïg,

Naïg, originaire de Spézet, est infirmière à Quimper et s’illustre comme une figure passionnée de la culture bretonne. Élue 1ère demoiselle lors de l’élection de la Reine de Cornouaille, elle a présenté un projet intitulé Deuit da zansal ("Entrez dans la danse").
Ce travail met en lumière l’évolution et la préservation de l’âme de la danse à Spézet, soulignant comment cette tradition familiale a traversé les générations tout en s’adaptant à la modernité.

Sa passion pour la danse trouve ses racines dans une histoire familiale profondément ancrée dans la culture bretonne : sa mère, ses tantes, son père et même sa tante du côté paternel ont tous été actifs dans le milieu des cercles celtiques et de la musique bretonne. Naïg danse au cercle Brug ar Menez depuis l’âge de 5 ans et se passionne particulièrement pour la gavotte du Poher, danse emblématique de la région de Carhaix.


 

Immergée dès l’enfance dans la culture bretonne, Naïg a hérité de l’amour de la danse et de la musique. Son père, batteur dans un bagad et un groupe musical, a également marqué son parcours. En plus de danser, Naïg pratique le piano et le ukulélé, qu’elle joue à l’oreille. Elle montre aussi un intérêt croissant pour la chanson bretonne, qu’elle envisage d’approfondir à l’avenir. Bien qu’elle ne parle pas couramment le breton, elle en connaît quelques expressions et aspire à enrichir ses compétences linguistiques.

Le costume breton occupe une place essentielle dans la vie de Naïg. Dès l’âge de 3 ans, elle a porté ses premières tenues traditionnelles. Pour l’élection de la Reine de Cornouaille, elle a choisi un costume de cérémonie du pays Poher, reconstitué à partir de sources historiques. Ce costume, daté de 1875, se distingue par l’utilisation de drap de laine brillant pour la jupe et la camisole, rehaussée de galons de velours et de perles de jais.

 

Le tablier en brocart de soie doré avec des tons bleus apporte une touche éclatante, tandis que les dentelles minutieusement sélectionnées ornent le col et les manches. Les rubans, inspirés par une photo de ceux retrouvés sur une statue de la Vierge à Landerneau, complètent l’ensemble.

Enfin, la pièce maîtresse est la cornette de cérémonie, ou kornetenn. Cette coiffe, rare pour l’époque, était portée par les jeunes filles de 12 ans jusqu’au mariage. Sa reconstitution a nécessité des recherches approfondies sur des clichés d’archives. Naïg a participé activement à sa confection, y compris à l’amidonnage et à l’assemblage, fruit d’un long travail collectif. Ce costume reflète l’histoire et la finesse artisanale du pays Poher, tout en y ajoutant une touche personnelle et une nouvelle visibilité lors de l’élection.

 
 

Naïg voit la danse bretonne comme une tradition vivante, alliant fidélité aux racines et modernité. À Spézet, le cercle Brug ar Menez joue un rôle clé dans cette transmission, maintenant une haute qualité technique et artistique. Naïg incarne cette démarche en tant qu'émissaire de la culture bretonne auprès des plus jeunes et du grand public.

La citation de Gustav Mahler, "La tradition n'est pas le culte des cendres, mais la transmission du feu", illustre parfaitement cet héritage vivant.

Septembre 2024

 
 
 
 
 
 
 
 
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