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Les Lavandières de la nuit (Fiction inspirée d’une légende bretonne)

 
 
 

Dunvel,

collégienne, vit à Spézet, une commune située dans le terroir Poher, au cœur du Centre-Bretagne. Ce territoire s’étend entre les Monts d’Arrée et les Montagnes Noires, reflétant la richesse des traditions bretonnes.

Depuis l’âge de cinq ans, elle danse au cercle celtique de Spézet, qu’elle n’a jamais quitté.

Elle porte un costume de reconstitution des années 1880-1890, prêté par le cercle, qui témoigne des habitudes vestimentaires du Poher.

 

Ce costume est composé de plusieurs pièces emblématiques.
La coiffe, appelée « Korledenn » ou « Penn Colvez », signifie « tête de battoir » en raison de sa forme plate et arrondie. Confectionnée en coton amidonné, elle est portée sur des cheveux tressés et relevés, garantissant sa tenue sans nécessiter de montage complexe.

La visagière dépliée, ornée de plis raides ou d’un lacet de finition, en est l’élément le plus travaillé.
Le reste de la tenue, sobre et élégant, inclut un col triangulaire qui dissimule le cou, un corsage orné d’un ruban de velours au bord des manches et de l’encolure, une jupe longue descendant jusqu’aux chevilles, et un tablier à bavette dépourvu de fioritures.

La silhouette générale, marquée par le volume de la jupe et les bandes de velours au bas, s’inspire encore des modes des années 1850-1860.

 

Dunvel apprécie particulièrement la sobriété de cet ensemble, qui met en lumière le col, la coiffe et les bijoux. Les détails tels que les bandes de velours et les motifs du tablier lui plaisent également.

Ce n’est pas la première fois que Dunvel revêt un costume traditionnel. À quatre ans, elle portait une tenue prêtée pour le défilé de Cornouaille à Quimper, réalisée par Josiane I., une brodeuse de Châteauneuf-du-Faou. Ce fut le début de son aventure dans la danse bretonne, une passion transmise par sa famille profondément ancrée dans cette culture.

 
 

Son père, sonneur, a dansé au cercle de Spézet, tandis que sa mère a, elle, dansé au cercle de Plomelin. Dunvel a donc côtoyé un large cercle d’amis engagés dans la culture bretonne depuis son plus jeune âge.

Son grand-père, également sonneur et facteur d’instruments, et sa grand-mère, qui a travaillé chez Coop Breizh, ont aussi contribué à cet héritage.
Sa marraine, Rozenn T., est une chanteuse bretonne reconnue qui a elle-même dansé au cercle de Spézet.

 

Les anecdotes familiales renforcent ce lien : Dunvel est née un jour de concours de danse, et sa naissance a été annoncée sur scène lors d’un Emvod à Avel Vor.
Tous les deux ans, ses parents organisent un fest-noz dans leur village, perpétuant une tradition familiale commencée par ses grands-parents dans les années 1980.
Passionnée par la gavotte, qu’elle préfère parmi toutes les danses, Dunvel suit également des cours de breton au collège depuis la 6e.

Elle incarne ainsi une jeune ambassadrice des traditions et de la langue bretonnes, fière de son patrimoine et de son rôle au sein de la communauté culturelle de Spézet.

Sept 2024

 
 
 
 
 
 
 
 
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