L’Ankou (Légende Bretonne)
Anaïs ,
est originaire des Côtes-d’Armor, plus précisément de Guingamp, où elle réside actuellement. Infirmière de profession, elle est une grande passionnée de la culture bretonne. En 2019, elle a été élue Reine du Festival du Léon et du Trégor, un titre prestigieux qui honore son engagement et son attachement à la tradition.
Depuis 22 ans, elle danse au sein du cercle celtique Kroaz Hent Gwengamp, qu’elle a rejoint en 2002.
Anaïs porte un costume de reconstitution datant de 1907, issu du Pays du Trégor et inspiré des tenues citadines françaises de l'époque.
Ce costume, représentatif de la Belle Époque, ce costume reflète l'influence de “la belle époque” sur les modes citadines des costumes bretons. La silhouette féminine y est mise en valeur par une taille marquée et une jupe volumineuse, amplifiée par des jupons. Les manches « gigot », caractéristiques de la mode des années 1905-1910, ajoutent de l’ampleur aux épaules, tandis que le corsage est agrémenté d’un col très haut, typique de l'époque.
Le haut du costume comprend un korfenn en satin de coton noir, ornementé de « mille plis » et d’une collerette garnie de guipure. Les manches « en forme » sont fermées par un galon rappelant les détails de la collerette.
Le dos est travaillé en coupe « Princesse » pour cintrer la taille, avec trois plis plats au centre. La jupe, en lainage, est taillée « en biais » avec des fronces à l’arrière pour lui donner du volume. Une ceinture en soie et une boucle soulignent encore la taille. Les jupons amidonnés, dont un brodé, apportent structure et ampleur à l’ensemble, tandis qu’une « balayette » protège le bas de la jupe de l'usure excessive du tissu.
Petite coquetterie empruntée aux hommes, on trouve un faux col, pour que le col soit plus haut, conformément aux codes de la mode de l'époque.
La coiffe, appelée « Cocotte », est réalisée en tulle brodé avec un passe-lacet en mousseline et une sous-coiffe en coton. Portée dans les communes trégoroises comme Plouagat et Châtelaudren, cette coiffe était prisée aussi bien pour les tenues quotidiennes que pour les cérémonies. Anaïs a réalisé elle-même la broderie, s’inspirant de motifs anciens.
Ce costume est une reconstitution minutieuse, basée sur des pièces d’époque et des photographies, notamment celle d’une jeune femme de Perros-Guirec, une commune du Trégor.
Bien qu’étant la seule danseuse de sa famille, Anaïs s’est investie pleinement dans la culture bretonne. Au sein du cercle Kroaz Hent Gwengamp, elle apprécie tout : les costumes, les danses, les sorties estivales et la camaraderie entre les membres. Parmi les danses, sa préférence va à la dérobée de Guingamp.
Elle a également pratiqué la harpe celtique pendant cinq ans, renforçant son lien avec le patrimoine musical breton. Si elle ne parle pas breton, elle connaît quelques mots, témoignant de son intérêt pour la langue.
Anaïs se souvient avec humour de la première fois où elle a porté le faux-col amidonné de son costume, une expérience un peu chaotique mais enrichissante. Son costume a aussi marqué son parcours en lui permettant d’être élue Reine du Festival du Léon et du Trégor en 2019. Malgré la pandémie de Covid-19, elle a eu l’honneur de représenter le festival jusqu’en 2023.
Depuis son enfance, Anaïs s’illustre comme une ambassadrice passionnée de la culture bretonne. Son investissement dans la danse, la musique et la reconstitution de costumes témoigne de son profond respect pour les traditions de sa région.
Octobre 2024