Mariage. (Fiction)
Lena
originaire de Beuzec-Cap-Sizun, rayonne dans un authentique costume de mariage penn-sardin des années 1930, découvert dans une maison de Poullan-sur-Mer. Elle porte une robe en velours de soie ornée de détails somptueux. Le corsage délicatement baptisé "manchou" et le corselet croisé sans manches, le "jiletenn", captivent avec leurs décorations florales en cannetilles d’or et sequins, une harmonie reproduite sur la jupe et le tablier, qui enchante par ses broderies florales.
Chaque détail de ce costume, du col à la coiffe, du sautoir en or au filet brodé, appartient à l'arrière-grand-mère maternelle de Lena. Ce mélange d'originalité et de rareté suscite l'admiration de Lena, soulignant la singularité de ce penn-sardin en cannetille, rare dans le Cap-Sizun. Elle précise que la plupart des costumes de cette époque étaient simplement ornés de perles et de broderies colorées, rendant celui-ci d'autant plus précieux à ses yeux. L'affection de Lena pour la mode penn-sardin s'ancre dans son héritage familial, une tradition portée par les femmes de sa famille, de ses arrière-grand-mères pour leur mariage à sa mère pendant son passage au cercle. Lena, fière de perpétuer cet héritage, se souvient de l'habileté de son aïeule à poser les coiffes, une compétence qui inspire Lena lorsqu'elle revêt la sienne.
Issue d'une famille immergée dans la culture bretonne, Lena témoigne d'une histoire liée au cercle de Beuzec, où ses parents se sont rencontrés dans les années 1980. Cette immersion précoce dans les fest-noz et la musique a conduit Lena à revêtir son premier costume lors de la fête des Bruyères à Beuzec. Intégrant le cercle en 2011, Lena a découvert avec enthousiasme de nouvelles danses et chorégraphies chaque année, une fierté de représenter son terroir lors des festivités estivales et un moyen de maintenir et forger des amitiés.
Bien que ne résidant plus à l'année dans le Cap, Lena retrouve régulièrement ses amis grâce au cercle, une communauté qui reste chère à son cœur. Sa danse préférée, la Gavotte du Cap, témoigne de sa préférence régionale, tandis qu'elle apprécie également la Gavotte Montagne. Chantant rarement, Lena peut, à l'occasion, entonner avec émotion la Ronde à trois pas de l'île de Sein.
Parlant peu le breton, Lena le comprend parfaitement, héritage transmis par l'écoute attentive de ses parents et grands-parents. Une curiosité naturelle l'a incitée à apprendre cette langue, initialement utilisée pour des conversations secrètes, mais qui s'est révélée être une part essentielle de son identité.
Juillet 2023