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A Pontivy (Fiction)

 

E brezhoneg

 
 

 Juliette

est née en 1999 à Pontivy dans le Morbihan. Après des études d’Ingénieure en Agroalimentaire, elle travaille maintenant en Belgique.

Sur les portraits, Juliette porte un costume du pays de Pontivy de 1895. Il s’agit d’un costume qui a été reproduit à partir de collectages et de photos anciennes.

A cette époque, les robes arrivent jusqu’aux pieds et sont confectionnées dans un drap noir. Les parements de velours sur les manches sont au milieu de celles-ci. Le devantier du tablier a une forme typique en pointe.

Il peut être en coton, en moire, en velours ou comme ici, en soie, car c’est un costume du dimanche. Pour les costumes portés tous les jours, il s’agit plutôt de coton ou de matières moins nobles.

La coiffe en tulle, en gaze ou en mousseline va s'amenuiser de 1870 jusqu'en 1920. Elle est portée par-dessus un bonnet à lacet.

Une guimpe ou plastron, se trouve sous le tablier et enserre le cou des femmes avec un petit col brodé à l’arrière.

Des manchettes brodées complètent la tenue.

Sous la robe qui possède un boudin assez épais, on retrouve un jupon ample, un pantalon et des bas. Un sautoir et un coulisseau complètent la tenue pour les sorties et les cérémonies.

 

Personne dans la famille de Juliette n’est issu du milieu des cercles. En classe de primaire, un garçon de sa classe faisait partie du cercle de Pontivy "la Kerlenn Pondi", et les enfants d’un couple d’amis de ses parents faisaient de la danse bretonne, puis, lors, d’un forum des associations, Juliette a vu une démonstration du cerclig et a souhaité alors en faire partie. Juliette dit avoir grandi avec la Kerlenn Pondi. Elle se souvient que lorsqu’elle était au petit cercle ou cerclig, celui-ci préparait le spectacle, qui avait lieu tous les ans à Grand-Champ, le 8 mai. Pour cela, le petit cercle apprenait une chorégraphie, avec chaque année un nouveau thème.

 

« Nous étions toujours accompagnés du bagadig ou petit bagad. C’est également ce qui fait la force de la Kerlenn Pondi d’être un ensemble à la fois de musique et de danse. »

Juliette a ensuite intégré le cercle en 2013, lors des 60 ans de l’association.

Il était alors en seconde catégorie.

L’année suivante il a atteint la première catégorie, puis 2 ans plus tard, la catégorie Excellence. Cela signifie beaucoup de répétitions, de travail et d’investissement. « Avec le temps, des amitiés se sont créées, il y a beaucoup de jeunes et nous avons tous grandis ensemble.

La Kerlenn Pondi est vraiment une sorte de seconde famille. De plus, les étés, on y passe beaucoup de temps car nous avons des sorties presque tous les week-ends, qui permettent de faire vivre l’association.

 

Pour ce qui est de la danse, le cœur de Juliette balance entre deux. Le Laridé Gavotte, qui est la danse du pays de Pontivy. Il s’agit de la danse la plus rapide de Bretagne, elle est aussi très technique.

Et la Gavotte Pourlet car c’est une danse très sautillante « où les danseurs et musiciens s’en donnent à cœur joie pour performer et impressionner le public. » Juliette a été 1ère dauphine de la Reine d’Arvor en 2018 et championne de danse bretonne traditionnelle à Gourin en septembre 2019.

Si elle en a été surprise, ce prix récompense son travail technique. Il correspond aux missions de la Kerlenn Pondi qui sont de former et de transmettre.

Janvier 2023

 
 
 
 
 
 
 
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